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Haïti-Violence : La FJKL exige les autorités gouvernementales à cesser leur collaboration avec les gangs

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P-au-P., 09 août 2020 [M9H] — La Fondasyon Je Klere a dénoncé, la banalisation du droit à la vie ainsi que l’installation d’une culture d’impunité dans le pays, dans un rapport publié le vendredi 7 Août 2020, dans lequel, elle condamne avec véhémence ce qu’elle appelle une vague de violence aveugle en Haïti qui n’épargne même pas des bébés, des femmes enceintes et des mineures, observé depuis quelque temps dans le pays et surtout dans les quartiers populaires.

«Tous les jours, des crimes horribles attribués, entre autres, au groupe dénommé G-9 an fanmi et alliés sont dénoncés dans la commune de Cité Soleil. Un maire adjoint de la commune, Joel JANEUS, intervenant dans la presse le 20 juillet 2020 sur les victimes enregistrées lors de récents affrontements entre gangs rivaux, a fait état de plus de 25 personnes tuées par balles dans la cité dont des enfants en bas âge » s’exaspère la Fondasyon Je Klere (FJKL).

Elle a mis l’accent sur le fait que tout se passe comme si les autorités n’existaient pas ou se veulent à tout prix complices des assassins. « Aucune arrestation n’est effectuée. Aucune interpellation non plus. Les criminels continuent de bénéficier de l’impunité officielle et ne s’inquiètent de rien » déplore la FJKL.

Elle dit observer une évolution choquante dans le développement de la criminalité en Haïti : des femmes enceintes tout comme des enfants incluant des nourrissons ne sont plus épargnés. C’est la violence aveugle, la barbarie pure et simple.

La FJKL note également qu’entre le 18 juin et le 2 août 2020, une femme enceinte, deux bébés et une mineure de 14 ans ont péri dans des circonstances atroces qui révoltent la conscience humaine.

« Le 25 juillet 2020, une femme enceinte, Guirlande Police, succombe à Cité Soleil après avoir été atteinte d’une balle à la tête. Agée de 27 ans, elle a rejoint tragiquement la liste des victimes d’affrontements entre gangs adverses à Cité Soleil » rappelle FJKL.

En outre, l’autre victime qui a soulevé l’indignation dans la population haïtienne, c’est ce bébé de 8 mois dont les parents résident à Cité Soleil qui est mort d’une balle à la tête aux environs de 9h 00 am dans le quartier de Norway, le 12 juillet 2020.

« Cette tragédie résulterait de l’atmosphère d’insécurité prévalant dans la zone avec la présence de gangs armés en dehors de tout contrôle des forces publiques » tance la FJKL.

Intervenant dans la presse, le juge de paix de Cité Soleil a avoué ne pas pouvoir réaliser les constats légaux en cas de mort violente comme le veut la loi car les zones de non droit sont interdites à la police qui ne peut accompagner les Magistrats aux fins de constat.

La FJKL juge scandaleuse que la police et la justice ne peuvent même pas rassembler les preuves, mettre la main au collet des assassins – qui parfois, sont dénoncés par la clameur publique- pour les livrer à la justice répressive. Haïti, ainsi, est devenu une jungle. On tue donc en silence. Hélas !

En conséquence, la FJKL enjoint les autorités gouvernementales à cesser leur collaboration avec les gangs et à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre fin à ce climat de violence, dissoudre les associations de gangs armés en les rendant hors la loi, procéder à l’arrestation des chefs de gangs, de tous les assassins, dénoncés par la clameur publique et les soumettre à la justice répressive.

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